L'éloquence de l'épée - Abercrombie

Publié le par Loba



Dans un monde féodal de type médiéval, plusieurs personnages se côtoient. Nous avons le bandit de grands chemins Logen Neuf-Doigts (qui comme son nom l'indique a perdu le dixième). Par l'enchevêtrement d'évènements, il va se retrouver être le bras droit du plus grand mage de tous les temps.
Il y a aussi le Capitaine Jezal dan Luthar, un jeune noble, bourré d'ambition et d'orgueil, qui pense que rien, ni personne ne peut lui résister.
Et enfin, l'Inquisiteur Glotka, un ancien soldat, qui a été capturé par les ennemis. Il est sorti de cet emprisonnement le corps brisé et l'âme en friche. Une carrière dans l'armée n'était plus envisageable. Il ne peut plus se déplacer sans une canne pour s'appuyer, monter des escaliers est une souffrance et on lui a arraché une dent sur deux, ce qui lui a même enlevé les plaisirs de la table. L'inquisition est donc devenue sa voix, sa passion. Que c'est agréable de tuer et de torturer...

Mais voilà que ces trois personnages vont se retrouver au coeur de la tourmente qui se prépare depuis des millénaires.
Entre traîtrise et fidélité, la frontière est mince et perméable!

Ce livre est vraiment époustouflant ! Ce ne sont que des personnages superbement décrits et prenants. On aime le bandit, assassin pour son côté très humain. Il subit les évènements, et cela permet de nous rendre compte qu’il a un petit cœur qui bat sous ses cicatrices.
Il y a le grand mage, charismatique, puissant, qui connaît les tenants et les aboutissants. Le jeune capitaine passe sous nos yeux, du jeune imbu et suffisant à un homme qui doute sur lui, sur son avenir.

Mais surtout, le personnage fort de livre, celui qui en fait tout le charme et l’attrait est l’inquisiteur Glotka. C’est un type abject, affreux, qui se réjouit de torturer les autres. Mais ses souffrances physiques et morales nous le rendent sympathiques. En effet, l’auteur nous introduit dans ses pensées. D’ailleurs, la première rencontre avec Glotka se fait lors d’une montée d’escaliers. On sent et on ressent ses souffrances, ses difficultés pour monter les marches, ce que nous faisons avec facilité tous les jours. On l’apprécie car il ne lâche jamais, il tombe mais se relève toujours. Même si on a toujours à l’esprit les méfaits qu’il commet !

On ne sent pas de longueurs tout au long de cette lecture. Les pages défilent à un rythme effréné, on ne peut le lâcher. Les personnages y sont pour beaucoup mais aussi l’écriture de l’auteur qui est vive, intense. On ne peut pas s’ennuyer. Il y a tout ce que l’on peut rechercher : de l’action, des sentiments et une plume d’écrivain !

Et pour terminer, on doit relever le fait que ce tome est le premier ouvrage de la nouvelle collection J’ai Lu Grand Format. En effet, devant le succès de la fantasy, cette maison d’édition s’attaque aux grands formats. Avec un tel titre, ils ont fait un bon choix pour ce début !
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