Le guerrier de la déesse de DUNCAN

Publié le par Loba

Wallie Smith se réveille après une encéphalite très grave et soudaine. Mais quelque chose cloche. Ce n'est pas son monde mais surtout ce n'est plus son corps.
En effet, il se retrouve dans celui d'un grand guerrier de niveau sept, Shonsu, respecté de tous. C'est un épéiste hors pair, affublé d'une musculature à faire pâlir d'envie un rugbyman. Dans ce monde, l'esclavagisme existe, les guerriers et les prêtres sont hiérarchisés sur 7 niveaux et sont tout puissants. Différents divinités constituent le Panthéon, mais la part belle est faîte à la Déesse.

 

Et voilà notre pauvre Wallie, "wallismis", être plongé dans ce monde qui lui est inconnu. Il se réveille auprès d'une esclave pas mal faîte de sa personne ainsi que d'un petit homme rachitique, prêtre de septième niveau. Ce dernier lui explique que Shonsu doit combattre un autre guerrier de septième niveau, vicieux et hargneux.

 

Mais que faire quand tout le monde attend autant de vous, alors que vous n'avez jamais tenu une épée de votre vie?
Ce livre prend comme trame un sujet déjà traité dans la fantasy. Ce fut le cas, par exemple, dans Glenravenne de Marion Zimmer Bradley ou  Royaume magique à vendre ! de Terry Brooks. Le but est de prendre un de nos contemporains et de le transposer dans un monde fantastique.  Ici le sujet colle plus ou moins à ça tout en étant différent.

En effet, on rencontre d’abord le guerrier barbare, Shonsu. Puis suite, à un exorcisme, Wallie s’incarne dans le corps du guerrier. L’âme du guerrier est morte ainsi que le corps de Wallie dans notre monde. Il n’est pas physiquement implanté dans ce monde fantasy. Mais comme on l’apprend dans ce livre, il y a un but bien précis à ces changements. Les dieux sont farceurs…

 

Le personnage de Wallie est assez ambigu car, comme tous ses héros plongés dans un autre monde, il y a la période du questionnement, puis du déni et enfin de l’acceptation. Ici, tout est bien articulé tout en étant rapide. Ses questions ne durent jamais, il accepte bien gentiment son nouvel état. Il va même jusqu’à s’acoquiner dès son réveil avec l’esclave. Il n’est pas autant perturbé qu’on pu l’être les héros de la Tapisserie de Fionavar de Kay, pour ne citer qu’eux.

Il prend très vite son rôle à cœur. Ce n’est pas forcément choquant pour le lecteur, mais j’aurai aimé un peu plus de révolte avant l’acceptation.

Après, on tombe dans l’inévitable discours philosophique pour l’abolition de l’esclavage. L’auteur n’arrive pas à l’amener et le mener correctement. C’est lourd et sans effet.

 

Sinon ce cycle change fondamentalement de l’autre œuvre de Dave Duncan, Les lames du Roi. Ce n’est plus de la fantasy à connotation historique, mais ce livre ressemble plus à de l’Héroic Fantasy qu’autre chose. On a le barbare, le prêtre, la jolie esclave et le méchant pas beau. Le seul piment est le fait que l’âme de ce barbare est un homme du 20 ° siècle.

Je trouve que l’écriture est moins recherchée que dans les Lames. Je n’ai pas retrouvé cette capacité à traduire les sentiments des protagonistes.

 

Pour l’instant, un cycle intéressant, mais pour le moins banal. J’attend de voir la suite pour m’en faire une plus large opinion

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article